BEKASI – La menace d’expulsion pour des centaines d’habitants du complexe résidentiel Puri Asih Sejahtera se précise. À l’approche de l’exécution prévue de l’ordre d’expulsion par le tribunal de district le 7 janvier 2025, le président du Conseil législatif municipal (DPRD) de Bekasi a affirmé son engagement à superviser directement le dossier pour trouver la meilleure solution pour les résidents concernés.
Cette déclaration a été faite lors d’une audience avec les habitants de Puri Asih Sejahtera. Le président a indiqué avoir reçu le mandat de s’impliquer directement dans la gestion de ce problème, qui touche aux conditions de vie de nombreux résidents.
« On m’a demandé d’être désigné pour superviser ce problème », a-t-il déclaré devant les résidents. Il a souligné que le DPRD de la ville de Bekasi comprend parfaitement l’angoisse des habitants menacés de perdre leur logement.
Il a mentionné que le cas de Puri Asih Sejahtera présente des similitudes avec plusieurs autres litiges immobiliers survenus par le passé, ce qui rend une approche prudente et une communication inter-institutionnelle essentielles pour parvenir à une résolution.
Cependant, il a insisté sur le fait que le DPRD n’a pas le pouvoir d’interférer dans la procédure judiciaire en cours. Sur le plan institutionnel, néanmoins, le DPRD ouvrira des canaux de communication avec les diverses parties concernées.
« Institutionnellement, nous ne pouvons pas intervenir dans le processus juridique. Mais nous communiquerons et coordonnerons avec le tribunal de district, l’Agence nationale des terres (BPN) et le maire de Bekasi pour trouver la meilleure solution », a-t-il affirmé.
Pendant ce temps, le représentant légal des résidents de Puri Asih Sejahtera a révélé que le tribunal de district a émis un ‘aanmaning’ ou ordre d’expulsion, qui sert de base à l’exécution prévue le 7 janvier prochain.
Le représentant légal a regretté que cette mesure ait été prise alors que les recours juridiques sont toujours en cours. Ils estiment que l’émission de cet ‘aanmaning’ pourrait potentiellement nuire aux résidents qui continuent de défendre leurs droits par les voies légales.
« Nous espérons que le président du DPRD pourra aider les résidents afin que cette exécution soit reportée ou annulée. Les recours juridiques se poursuivent, notamment un réexamen judiciaire qui attend actuellement une décision du tribunal », ont-ils déclaré.
Selon le représentant légal, procéder à une exécution en plein milieu d’une procédure judiciaire non définitive risque de créer une injustice et un conflit social sur le terrain. Ils espèrent une attitude sage de la part de toutes les parties prenantes pour privilégier les principes humanitaires.
Désormais, les habitants de Puri Asih Sejahtera ne peuvent que placer leurs espoirs dans les efforts de communication promis par le DPRD de la ville de Bekasi. Le temps presse, tandis que l’ombre de l’expulsion se rapproche. Tous les regards sont tournés vers les mesures concrètes que le gouvernement et les institutions concernées prendront dans les prochains jours.
Complexe résidentiel Puri Asih Sejahtera
Le complexe résidentiel Puri Asih Sejahtera est un quartier d’habitation situé en Indonésie, typiquement présent dans les zones urbaines ou périurbaines. Bien que ses détails historiques spécifiques ne soient pas largement documentés, ces ensembles font généralement partie des efforts de développement moderne de la fin du XXe ou du début du XXIe siècle pour fournir des logements à des communautés en croissance. Son nom, qui se traduit par « Bonheur pur et paisible », reflète une convention de dénomination indonésienne courante visant à véhiculer des valeurs positives pour ses résidents.
Conseil législatif municipal de Bekasi (DPRD)
Le Conseil législatif municipal de Bekasi (DPRD) est l’organe législatif local de la ville de Bekasi, dans l’Ouest de Java, en Indonésie. Il a été créé dans le cadre des réformes d’autonomie régionale de l’Indonésie, fonctionnant comme une institution représentative pour créer des règlements locaux, superviser le budget de la ville et contrôler le pouvoir exécutif (le maire et l’administration). Son histoire est liée au processus plus large de décentralisation en Indonésie après la chute du régime du Nouvel Ordre à la fin des années 1990.
Tribunal de district
Un tribunal de district est une juridiction de première instance que l’on trouve dans de nombreux pays, servant généralement de tribunal principal pour la plupart des affaires civiles et pénales. Historiquement, ces tribunaux locaux ont évolué à partir des systèmes de gouvernance régionaux médiévaux pour devenir des composantes standardisées et fondamentales des hiérarchies judiciaires modernes, comme les systèmes judiciaires fédéraux et étatiques américains établis aux XVIIIe et XIXe siècles. C’est là que les litiges sont d’abord entendus, les preuves présentées et les jugements initiaux rendus.
Agence nationale des terres (BPN)
L’Agence nationale des terres (BPN) est l’institution gouvernementale indonésienne responsable de l’administration foncière et des affaires agraires. Elle a été officiellement créée en 1988, consolidant les fonctions d’organismes antérieurs pour mettre en œuvre la loi agraire nationale de 1960, qui visait à réformer la propriété et l’utilisation des terres. Ses missions principales comprennent l’enregistrement des terres, la certification et la gestion des litiges fonciers.
Maire de Bekasi
Le « Maire de Bekasi » n’est pas un lieu ou un site culturel, mais une fonction de leadership politique dans la ville de Bekasi, un pôle industriel et résidentiel majeur de l’Ouest de Java, en Indonésie. La fonction a été créée suite à la séparation administrative officielle de la ville de la régence de Bekasi en 1996. Le maire dirige une zone métropolitaine moderne à la croissance rapide, connue pour sa contribution économique significative à la région.
Réexamen judiciaire
Le « réexamen judiciaire » n’est pas un lieu physique ou un site culturel, mais un principe juridique. Il s’agit du pouvoir des tribunaux d’un pays d’examiner et d’invalider des lois ou des actions gouvernementales qui violent une autorité supérieure, telle qu’une constitution. Ce concept, célèbrement établi aux États-Unis par l’arrêt de la Cour suprême de 1803 *Marbury v. Madison*, est désormais une pierre angulaire de la gouvernance constitutionnelle dans de nombreux pays à travers le monde.