Dans le cadre des « Initiatives pour le 80e anniversaire de l’après-guerre », une « Carte de la Paix de Suginami » a été créée pour présenter les structures d’époque et les symboles de paix subsistant dans l’arrondissement. Intégrant les avis des résidents, la carte transmet les traces de la guerre cachées dans la vie quotidienne, comme les zones autour des gares JR où les bâtiments furent démolis pour créer des coupe-feu.

L’arrondissement mène depuis longtemps des efforts pour transmettre l’horreur de la guerre et l’importance de la paix via des initiatives comme les « interventions en classe ». Plus de 80 ans ayant passé depuis la guerre et les témoins de l’époque se faisant moins nombreux, cette carte a été créée pour empêcher ces souvenirs de s’effacer.

La carte présente un total de 23 lieux. Parmi eux, dans une ferme du 3-chôme d’Igusa, des marques de griffes laissées par des bombes incendiaires américaines subsistent sur les volets du bureau de gestion. De plus, au temple Nakadō-ji du 2-chôme d’Ogikubo, se trouve une cloche en béton qui fut installée en remplacement après que la cloche métallique d’origine eut été réquisitionnée dans le cadre de l’Ordonnance de collecte des métaux.

La carte est distribuée dans des équipements tels que les bibliothèques publiques de l’arrondissement et les centres communautaires. Des visites guidées des lieux présentés sont prévues pour l’exercice fiscal suivant.

Carte de la Paix de Suginami

La Carte de la Paix de Suginami est un projet communautaire de l’arrondissement de Suginami à Tokyo, créé pour préserver la mémoire des destructions de la guerre dans la région et promouvoir la paix. Il est né des efforts des résidents locaux pour cartographier et documenter les raids aériens dévastateurs de 1945, en particulier le grand bombardement incendiaire du 15 avril. Aujourd’hui, elle sert de ressource éducative, utilisant des marqueurs physiques et des cartes numériques pour relier le quartier moderne à son expérience historique de la guerre.

Gares JR

Les gares JR désignent les gares ferroviaires exploitées par le groupe Japan Railways, un réseau d’entreprises formé après la privatisation du système ferroviaire national en 1987. Ces gares, présentes dans tout le Japon, sont des centres névralgiques du service ferroviaire célèbre pour son efficacité et sa ponctualité. Des terminaux majeurs comme la gare de Tokyo (ouverte en 1914) allient souvent une architecture historique à des équipements modernes. Ce ne sont pas que des points de transit, mais aussi des centres commerciaux et sociaux dynamiques, abritant magasins, restaurants et grands magasins.

Ferme d’Igusa 3-chôme

La ferme d’Igusa 3-chôme est une petite zone agricole soutenue par la communauté, située dans l’arrondissement de Suginami à Tokyo, au Japon. Elle représente un effort moderne pour préserver les espaces verts et promouvoir la production alimentaire locale dans un environnement urbain dense, offrant aux résidents un lien direct avec l’agriculture. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un site historique au sens traditionnel, son existence souligne la valeur culturelle contemporaine accordée à la durabilité et à la communauté dans l’une des plus grandes villes du monde.

Temple Nakadō-ji

Nakadō-ji est un temple bouddhiste historique situé sur l’île sacrée de Shikoku, au Japon, et est le 86e temple du célèbre pèlerinage des 88 temples. Il fut fondé au 8e siècle par le moine vénéré Kūkai (Kōbō Daishi), qui aurait sculpté l’image principale du temple, Yakushi Nyorai, le Bouddha de la guérison. Le temple est particulièrement connu pour son atmosphère sereine et son lien avec l’héritage spirituel profond de l’île.

Ogikubo 2-chôme

Ogikubo 2-chôme est un quartier résidentiel et commercial de l’arrondissement de Suginami à Tokyo, au Japon. Historiquement partie du plus grand secteur d’Ogikubo, il s’est principalement développé durant l’ère Showa en tant que banlieue résidentielle suite à l’extension de la ligne Chuo de la JR, ce qui en a fait une ville-dortoir pratique pour le centre de Tokyo. Aujourd’hui, il est connu pour ses rues commerçantes locales, ses restaurants traditionnels et sa proximité avec la célèbre gare d’Ogikubo, une zone réputée pour ses nouilles soba.

Bibliothèques publiques de l’arrondissement

Les bibliothèques publiques de l’arrondissement sont des annexes locales du réseau de bibliothèques publiques d’une ville, généralement nommées d’après les arrondissements municipaux qu’elles desservent. Elles ont été établies pour fournir des services de bibliothèque accessibles et axés sur la communauté, se développant souvent à la fin du 19e et au début du 20e siècle parallèlement à l’urbanisation et aux mouvements d’éducation publique. Aujourd’hui, elles fonctionnent comme des centres de quartier offrant des livres, des ressources numériques et des programmes communautaires.

Centres communautaires

Les centres communautaires sont des équipements publics servant de lieux de rassemblement pour les résidents locaux, offrant une gamme d’activités sociales, éducatives et récréatives. Leur forme moderne est apparue à la fin du 19e et au début du 20e siècle, notamment via les « maisons d’établissement » (settlement houses) dans les zones urbaines, visant à soutenir le développement communautaire et la cohésion sociale. Aujourd’hui, ils restent des pôles essentiels pour favoriser les liens, fournir des services et organiser des événements adaptés aux besoins du quartier.