L’ÉLAN de la célébration annuelle de l’Aïd el-Fitr est souvent interprété comme ayant un impact positif sur l’amélioration socio-économique des zones urbaines et rurales. L’augmentation constante de la consommation des ménages pour répondre à tous les besoins pendant la période de l’Aïd est un spectacle courant auquel le public assiste.
Au-delà de la consommation, le momentum de l’Aïd offre également à chaque petite et moyenne entreprise l’opportunité de réaliser plus de profits que les jours ordinaires en raison d’une demande élevée des consommateurs. Cette implication a un impact significatif sur l’augmentation périodique du chiffre d’affaires pendant la période de l’Aïd el-Fitr.
Les faits observés sur le terrain montrent également une augmentation de la demande dans plusieurs secteurs de consommation publique comme la gastronomie et l’alimentation (biscuits, plats typiques de l’Aïd), la mode musulmane et l’habillement (gamis, koko, mukena, et vêtements pour enfants).
Une croissance positive s’applique aussi à la vente de paniers-cadeaux et de colis de l’Aïd comme présents pour entretenir les relations. Ce tableau fournit clairement une nouvelle énergie pour accentuer la croissance, mais la question suivante est : cela s’applique-t-il aussi au momentum de la croissance économique après l’Aïd el-Fitr ?
De la consommation à la productivité
Dans ce contexte, lire et réanalyser l’image des projections de croissance économique après le momentum de l’Aïd el-Fitr devient un moment important pour observer le schéma de force de la consommation intérieure indonésienne, et aussi pour comprendre la résilience économique nationale dans une période très difficile marquée par une situation géopolitique instable.
La crise économique déclenchée par le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février 2026 a, de fait, immédiatement provoqué des chocs sur le marché financier domestique.
Le taux de change de la roupie s’est également affaibli, franchissant les 16 929 roupies pour un dollar américain début mars 2026, tandis que l’indice composite des cours boursiers (IHSG) a plongé de manière significative de 8,82 % en une semaine.
L’attitude prudente de nombreux investisseurs face à la réalité de la guerre au Moyen-Orient montre que les investisseurs évitent les actifs risqués (risk-off) dans les pays en développement et se tournent vers des actifs refuges comme l’or.
Les fortes inquiétudes concernant les perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole et les pics d’inflation poussent les marchés à anticiper des taux d’intérêt qui resteront élevés plus longtemps.
Cette situation est aggravée par la baisse des perspectives de notation de crédit de l’Indonésie, ce qui érode également la confiance des investisseurs étrangers dans la stabilité intérieure. Bien que les pressions de la crise augmentent, les flux financiers domestiques devraient continuer à croître, bien qu’avec un ralentissement assez marqué.
Il a été souligné que la situation fiscale de l’Indonésie reste sûre car le ratio dette/Produit Intérieur Brut (PIB) et le déficit budgétaire restent maîtrisés par rapport aux pays voisins comme la Malaisie et la Thaïlande, sur la base d’une croissance économique nationale en 2025 ayant atteint 5,1 %.
Cependant, la société indonésienne, en particulier les acteurs économiques, conserve un niveau d’inquiétude élevé. Les simulations gouvernementales liées à une flambée des prix du pétrole brut mondial à 92 dollars américains le baril ont encore le potentiel de pousser le déficit budgétaire de l’État à 3,6–3,7 %.
Historiquement, le gouvernement indonésien a l’expérience de prix du pétrole beaucoup plus élevés, atteignant même 150 dollars américains le baril en 2012–2013.
La mesure tactique du gouvernement à l’époque était d’atténuer la gouvernance budgétaire pour que le déficit budgétaire de l’État reste inférieur à 3 % du PIB. Bien que l’Indonésie soit assez anticipative pour contenir la crise, la situation actuelle est très différente.
Le Programme de Repas Nutritifs Gratuits a créé une charge budgétaire excessive, donc la maximisation des mesures financières doit être réduite face aux incertitudes géopolitiques mondiales actuelles.
Poursuivre le programme, alors que des mesures d’économie budgétaire sont mises en œuvre, ne semble pas avoir d’impact significatif sur la croissance fiscale. La pression sur le marché financier domestique devrait rester fluctuante à long terme.
Le mouvement futur du marché boursier et des taux de change dépend fortement des développements internationaux. À ce stade, l’alignement de la collaboration entre les autorités fiscales et monétaires devient crucial.
Pour le public, maintenir l’économie locale pour qu’elle ne subisse pas de turbulences inflationnistes élevées est un objectif rationnel du gouvernement central. L’inflation est un indicateur de la réussite du développement économique et des programmes économiques des chefs régionaux.
La gestion de l’inflation régionale est importante en tant que reflet de l’économie locale, couvrant les activités économiques, la distribution commerciale, la consommation publique, l’investissement et la gouvernance. L’inflation est influencée par des facteurs de demande, d’offre et d’anticipation, qui affectent individuellement ou ensemble les conditions économiques réelles.
Agir avec prudence
L’économie indonésienne après l’Aïd 2026 semble devoir rester turbulente, notamment en ce qui concerne les recettes fiscales du deuxième trimestre qui font face à des défis sérieux.
Les politiques d’efficience budgétaire pour les ministères/agences et le